Deffiperf
Cap vers un accompagnement de proximité
Deffiperf Gestion accompagne les dirigeants de TPE et de PME des Hauts de France et du nord de Paris sur la stratégie, le pilotage de l'activité, le management et la gestion administrative.
Nos domaines d'accompagnement
Deffiperf Gestion accompagne les dirigeants de TPE et de PME des Hauts-de-France et du nord de l'Île-de-France sur les sujets qui décident de la trajectoire d'une entreprise. Le cabinet a son siège au 35 rue Arthur Lamendin, à Givenchy-en-Gohelle, entre Lens et Arras, et il se déplace en entreprise dans le Pas-de-Calais et dans le Nord. Il a été créé en 2015 par Christophe Crouzat, après un parcours de manager et de responsable de département en comptabilité, finance, gestion des risques et fonctions support.
Ce qu'un dirigeant de TPE fait tout seul, et ce qui coince
Dans une entreprise de trois à vingt salariés, le dirigeant vend, produit ou encadre la production, recrute, négocie avec la banque, signe les déclarations et répond aux clients mécontents. Ce cumul n'est pas un défaut d'organisation, c'est la structure même d'une petite entreprise : il n'y a personne d'autre. Le problème n'est presque jamais la compétence du dirigeant sur son métier, c'est que les tâches de gestion arrivent en dernier, le soir ou le samedi, quand la journée productive est finie. Un cadre écrit, ne serait-ce qu'une liste de procédures et de documents de référence, change déjà la donne : ce qui est écrit se délègue, ce qui reste dans la tête du dirigeant ne se délègue pas.
Les points de friction se ressemblent d'une entreprise à l'autre. Un coût de revient calculé une fois, il y a trois ou quatre ans, jamais revu depuis, alors que les matières, l'énergie et les salaires ont bougé. Un délai de paiement client qui a glissé de trente à soixante-dix jours sans que personne n'ait tracé la dérive. Un salarié recruté dans l'urgence, sans que ses fonctions aient été écrites, et dont on découvre six mois plus tard qu'il ne fait pas ce que le dirigeant croyait lui avoir confié. Un document unique d'évaluation des risques ouvert à l'installation, puis oublié dans un classeur. Réunis, ces points produisent une entreprise qui travaille beaucoup et qui gagne peu, sans que le dirigeant sache dire où part la marge.
Le temps disponible
La gestion occupe les créneaux que l'activité laisse libres. Elle est donc systématiquement traitée en retard, et en fatigue.
La donnée de gestion
Les chiffres existent, dans le logiciel de facturation, sur les relevés bancaires et dans les devis. Ils ne sont jamais rassemblés au même endroit.
Les échéances subies
Facturation électronique, document unique, entretiens de parcours : les obligations tombent sans prévenir et se traitent dans l'urgence, donc mal.
La solitude de la décision
Augmenter un tarif, arrêter une activité, recruter : personne dans l'entreprise n'a la distance nécessaire pour contredire utilement le dirigeant.
Le premier travail consiste à mesurer, pas à réorganiser. Tant qu'on ne sait pas quelle prestation coûte plus qu'elle ne rapporte, toute décision se prend à l'aveugle, et souvent au mauvais endroit : on serre les frais généraux, qui pèsent peu, plutôt que le poste qui dérape. C'est là que se joue l'intérêt d'un regard extérieur, qui rend visible ce que l'habitude a rendu invisible : une réunion hebdomadaire qui mobilise six personnes sans produire une décision écrite, une prestation vendue au prix de 2019.
Un accompagnement de proximité, pas un rapport d'audit
Le point de départ est toujours le même : un premier rendez-vous de prise de contact, sans engagement, chez vous, dans votre entreprise. Il sert à comprendre ce que vous faites, comment vous le faites, et où le temps et la marge se perdent. Ce déplacement n'est pas une politesse commerciale : on ne voit pas la même chose dans un atelier, dans une cuisine de traiteur ou dans un salon un samedi matin que dans un tableau de chiffres. Prendre rendez-vous ne suppose aucun dossier préparé, aucun bilan envoyé à l'avance, aucun cahier des charges.
Vient ensuite une proposition ajustée à la taille de la structure et au besoin réel, jamais un catalogue de prestations standard. Elle dit ce qui sera fait, dans quel ordre, à quel rythme, et jusqu'où. Puis le suivi se fait en face à face, dans l'entreprise, à intervalle défini. Une mission se termine par un transfert : le tableau de bord, la procédure ou le budget restent chez le dirigeant, utilisables sans le consultant. Un accompagnement qui ne peut pas s'arrêter n'est pas un accompagnement, c'est une dépendance.
Deffiperf est une société par actions simplifiée à associé unique au capital de 10 000 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés d'Arras sous le numéro 814 204 210, code APE 7022Z, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion. Christophe Crouzat intervient seul : votre interlocuteur au premier rendez-vous est celui qui fera le travail et celui qui reviendra le mois suivant. Il n'y a ni équipe à qui déléguer, ni junior en formation sur votre dossier.
| Ce que Deffiperf Gestion prend en charge | Ce qui relève d'un autre professionnel |
|---|---|
| Construire et tenir un suivi de trésorerie, un budget, un tableau de bord | Tenir la comptabilité légale et établir les comptes annuels, mission de l'expert-comptable |
| Calculer un coût de revient, un point mort, une marge par activité | Certifier les comptes, mission du commissaire aux comptes |
| Rédiger le document unique, préparer l'affichage, monter une réponse à un appel d'offres | Plaider un contentieux du travail, mission de l'avocat |
| Préparer une cession, une reprise, un plan de financement, un dossier bancaire | Établir l'acte de cession, mission du notaire ou de l'avocat rédacteur |
| Structurer les entretiens, les fiches de fonction, la conduite de réunion | Établir les bulletins de paie et les déclarations sociales |
Cette frontière est nette et elle est tenue. Un consultant en gestion n'établit pas les comptes annuels et ne certifie rien. Il travaille en amont et en aval du chiffre comptable : en amont pour que la donnée existe et soit juste, en aval pour qu'elle serve à décider.
À retenir
Le premier rendez-vous se tient sur place, dans l'entreprise, et il n'engage à rien. Il n'y a pas de diagnostic facturé avant d'avoir vu ce dont il s'agit.
La trésorerie, premier sujet dans presque toutes les missions
Quel que soit le motif affiché au départ, la conversation revient à la trésorerie. C'est le seul indicateur qu'un dirigeant regarde tous les jours, et c'est aussi celui qu'il subit le plus, parce qu'il dépend de décisions prises deux ou trois mois plus tôt. Le travail consiste à sortir du solde bancaire du matin pour construire une prévision glissante : encaissements attendus semaine par semaine, décaissements certains, décaissements probables, échéances fiscales et sociales, remboursements d'emprunt. La gestion de trésorerie devient alors un outil de décision et non un thermomètre.
Le premier levier n'est pas bancaire, il est commercial et administratif. Le délai supplétif, à défaut d'accord entre les parties, est de 30 jours après réception des marchandises ou exécution de la prestation. Le plafond de droit commun est de 60 jours à compter de l'émission de la facture, avec une dérogation possible à 45 jours fin de mois si elle est stipulée au contrat. En cas de retard, l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros par facture est due de plein droit. Le taux plancher fixé au contrat est de trois fois le taux d'intérêt légal : pour les créances professionnelles, ce taux légal s'établit à 2,75 % au second semestre 2026, soit 8,25 %.
Beaucoup de dirigeants ne facturent pas ces pénalités, par crainte de froisser un client. C'est un choix défendable, à condition qu'il soit conscient et chiffré. Selon le rapport 2024 de l'Observatoire des délais de paiement, publié le 11 juillet 2025, le retard moyen de paiement s'établissait à 13,6 jours fin 2024, et le coût de trésorerie que ces retards font peser sur les PME et les TPE est évalué à environ 15 milliards d'euros.
Quand la tension est déjà là, il existe un dispositif public gratuit et confidentiel que peu de dirigeants connaissent : la médiation du crédit aux entreprises, portée par la Banque de France depuis 2009, joignable au 3414. Le médiateur vérifie l'éligibilité du dossier sous 48 heures, les banques disposent de 5 jours ouvrés pour revoir leur position, et les concours existants sont maintenus pendant la médiation. En 2025, la Banque de France a traité 1 034 dossiers éligibles, avec un taux de succès de 64 % et 5 113 emplois préservés dans 554 entreprises ; 83 % des dossiers émanaient de TPE de moins de 11 salariés.
Point de vigilance
Le taux d'éligibilité de la médiation du crédit est tombé à 43 % en 2025, contre 64 % en 2019, et la Banque de France attribue ce recul à des saisines trop tardives : 22 % des rejets tiennent à une situation déjà trop dégradée, contre 13 % en 2022. Le message utile n'est donc pas que la médiation existe, c'est qu'elle se saisit tôt.
C'est le sujet sur lequel les clients accompagnés se sont le plus exprimés : un restaurateur du Boulonnais, revenu donner un second avis trois mois après le premier, une dirigeante de crèche à Amiens, un établissement semi-gastronomique à Quend, une entreprise du bâtiment et un commerçant amiénois. Le point commun n'est pas le métier, c'est le moment : la trésorerie devient un sujet quand elle cesse d'être confortable.
Les marges et le point mort, ce que le calcul dit vraiment
Demandez à un dirigeant sa marge : il répondra souvent par la marge commerciale affichée sur le devis. C'est une marge brute, calculée sur les achats directs, et elle ne dit rien de ce qui reste une fois payés le temps improductif, les déplacements, la reprise de malfaçon, le véhicule et l'assurance. Le suivi des marges et de la rentabilité consiste d'abord à séparer proprement ce qui varie avec le volume et ce qui tombe tous les mois quel que soit le volume. C'est cette séparation qui permet de calculer un point mort.
Le point mort n'est pas une abstraction de manuel. C'est le chiffre d'affaires en dessous duquel l'entreprise perd de l'argent, converti en nombre de couverts, de chantiers, d'heures facturées ou de tickets. Un traiteur qui sait qu'il lui faut douze prestations par mois pour couvrir ses charges fixes ne raisonne plus comme celui qui regarde son solde bancaire. Le point mort transforme une inquiétude en objectif, et un objectif se pilote.
Les repères sectoriels servent à situer une entreprise, jamais à la juger. Les fascicules de la Banque de France publient des médianes établies sur la base FIBEN, qui sur-représente les entreprises structurées : ils se lisent donc comme des ordres de grandeur. Selon les données 2024 de la Banque de France, sur les 25 681 entreprises de la division 43, travaux de construction spécialisés, la moitié se situe en dessous de 61,4 jours de délai de règlement clients alors que la moitié se situe en dessous de 51,4 jours côté fournisseurs. L'écart d'une dizaine de jours est financé par l'entreprise, et il explique beaucoup de tensions de trésorerie dans le bâtiment.
| Secteur, données 2024 de la Banque de France | Repère médian | Lecture de gestion |
|---|---|---|
| Travaux de construction spécialisés, division 43, 25 681 entreprises | La moitié se situe en dessous de 25,4 jours de chiffre d'affaires de besoin en fonds de roulement d'exploitation | Chaque chantier est avancé par l'entreprise avant d'être payé |
| Restauration, division 56, 8 768 entreprises | La moitié se situe en dessous d'un besoin en fonds de roulement d'exploitation de moins 28,4 jours de chiffre d'affaires | Le secteur encaisse comptant et paie à terme : c'est une ressource, pas un matelas |
| Commerce de détail, division 47, 39 689 entreprises | La moitié se situe en dessous de 28,6 jours de stocks et d'un besoin en fonds de roulement de 0,9 jour | Le crédit fournisseur finance à peu près exactement le stock |
| Restauration, taux d'excédent brut global | La moitié se situe en dessous de 8,8 % du chiffre d'affaires | Un point de marge perdu se rattrape difficilement par le volume |
Le besoin en fonds de roulement négatif de la restauration est mal compris. Il correspond, selon les mêmes données 2024, à 3,9 jours de stocks et 1,1 jour de crédit client contre 37,6 jours de crédit fournisseur. Cette avance est confortable tant que l'activité tient, et se retourne dès que le chiffre d'affaires baisse : les dettes fournisseurs de la période haute restent à payer.
À retenir
Une médiane n'est pas une norme. Dire que la moitié des entreprises d'un secteur se situe en dessous d'une valeur ne signifie pas qu'une entreprise au-dessus va mal, ni qu'une entreprise en dessous va bien. Ces repères servent à formuler une question, pas à rendre un verdict.
Piloter au mois plutôt que découvrir au bilan
Le bilan arrive plusieurs mois après la clôture. À ce moment-là, l'exercice suivant est déjà bien engagé et les décisions correctives ont un train de retard. Un dirigeant qui découvre en juin que l'année précédente s'est mal terminée ne peut plus rien pour cette année-là, et pas grand-chose pour celle en cours. Le suivi de l'activité par tableaux de bord répond à ce décalage : une mesure mensuelle, courte, tenue par le dirigeant lui-même, qui donne l'alerte pendant qu'il est encore temps d'agir.
Un tableau de bord utile tient sur une page et comporte cinq à huit indicateurs, pas trente. Le tri se fait sur un critère unique : un indicateur qui ne déclenche aucune décision ne sert à rien. Pour un artisan, ce sera le carnet de commandes en semaines de charge, la marge par chantier terminé, l'encours client et les heures non facturées. Pour un commerce, le panier moyen, la rotation du stock, la marge par famille et le taux de démarque. Le choix des indicateurs se fait avec le dirigeant, jamais à sa place, parce que c'est lui qui devra les tenir quand le consultant ne sera plus là.
Arrêter les chiffres du mois
Facturation émise, encaissements, achats engagés, heures produites. Une demi-journée au maximum, sur des données qui existent déjà.
Comparer à la référence
Mois précédent, même mois de l'année précédente, budget. Un chiffre seul ne dit rien, c'est l'écart qui parle.
Expliquer les écarts
Deux ou trois lignes écrites. Si l'écart ne s'explique pas, c'est déjà une information : la donnée d'entrée est fausse ou incomplète.
Décider et écrire la décision
Relancer, réviser un tarif, décaler un investissement, arrêter une prestation. Une décision non écrite n'est pas une décision.
Vérifier au mois suivant
La revue commence par le contrôle de ce qui avait été décidé le mois précédent. C'est ce qui distingue un pilotage d'un reporting.
La fréquence de mesure doit être proportionnée à la portée de la décision qu'elle prépare. Suivre la trésorerie toutes les semaines a du sens, parce qu'une relance client se décide en quelques jours. Suivre la structure de coûts toutes les semaines n'en a aucun : la donnée bouge trop peu et le dirigeant se lasse. Ce rythme mensuel est celui qui a été mis en place chez un traiteur d'Arras et de Saint-Laurent-Blangy, dans une mission associant pilotage de l'activité, management et conseil au dirigeant.
Le management et les obligations sociales, ce qui est réellement obligatoire
Beaucoup de dirigeants appliquent des règles qui n'existent pas et ignorent des obligations qui existent. L'entretien annuel d'évaluation n'est pas imposé par le code du travail : il relève d'un accord, d'un usage ou d'une décision de l'employeur. Cela ne le rend pas inutile, mais l'entreprise en fixe librement le contenu. Mettre en place un entretien d'évaluation ou de performance est un choix de management, pas une mise en conformité.
Ce qui est obligatoire, c'est l'entretien de parcours professionnel. La loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 l'a profondément modifié, et tout contenu qui parle encore d'un entretien tous les deux ans avec un bilan à six ans est faux. Depuis le 26 octobre 2025, la périodicité est de quatre ans, et l'état des lieux récapitulatif se tient tous les huit ans, sept ans pour le premier après l'embauche. Pour les accords collectifs en cours portant sur la périodicité, l'application est fixée au 1er octobre 2026.
L'état des lieux vérifie trois points : une action de formation suivie, des éléments de certification acquis par la formation ou par la validation des acquis de l'expérience, et une progression salariale ou professionnelle. La sanction ne vise que les entreprises d'au moins 50 salariés, sous la forme d'un abondement correctif du compte personnel de formation de 3 000 euros. La loi de 2025 ajoute un entretien dans les deux mois suivant la visite médicale de mi-carrière, et un entretien proposé deux ans avant le soixantième anniversaire du salarié.
| Effectif | Ce qui s'applique en plus du niveau précédent |
|---|---|
| Dès 1 salarié | Document unique d'évaluation des risques, affichage des coordonnées de l'inspection du travail, du service de prévention et de santé au travail et des secours, consignes de sécurité et d'incendie, horaires collectifs, interdiction de fumer et de vapoter, avis d'accès au document unique, numéro anti-discriminations 09 69 39 00 00, information écrite du salarié |
| À partir de 11 salariés | Mise à jour annuelle obligatoire du document unique, liste nominative des membres du comité social et économique, panneaux du comité et de la section syndicale, coordonnées du référent harcèlement |
| À partir de 50 salariés | Programme annuel de prévention et d'amélioration des conditions de travail, index de l'égalité professionnelle, règlement intérieur, accord de participation, abondement correctif du compte personnel de formation |
La fiche de poste est-elle obligatoire ?
Non. Ce qui est obligatoire depuis le 1er novembre 2023, au titre de l'article L1221-5-1 et du décret n° 2023-1004 du 30 octobre 2023, c'est l'information écrite du salarié sur ses conditions de travail, dont l'intitulé du poste et la catégorie professionnelle.
La fiche de poste reste un outil de gestion utile, support de l'entretien, du recrutement et de la délégation. Elle se construit selon les besoins de l'entreprise, pas selon un modèle imposé.
Quelles informations remettre à un salarié qui arrive ?
Quatorze rubriques sont prévues, de l'identité des parties à la protection sociale, en passant par le lieu de travail, la période d'essai, le droit à la formation, les congés payés, la rémunération et la durée du travail.
Le délai est de 7 jours calendaires pour une partie d'entre elles et d'un mois pour les autres. Un contrat écrit complet peut valoir information.
Faut-il tout afficher dans les locaux ?
Non, et c'est une idée reçue tenace. Depuis les décrets du 20 octobre 2016, une partie des informations passe par tout moyen : accords collectifs applicables, égalité de rémunération, repos hebdomadaire, ordre et périodes de congés, textes sur le harcèlement et les discriminations.
Le reste demeure affiché physiquement. Le défaut d'affichage est une contravention de 750 euros, appliquée autant de fois qu'il y a de salariés concernés.
Entretien de parcours et entretien d'évaluation, est-ce la même chose ?
Non, et les confondre est risqué. L'entretien de parcours professionnel porte sur les perspectives d'évolution et de formation ; il ne porte pas sur l'évaluation du travail. L'entretien d'évaluation porte sur la performance et les objectifs.
En pratique, on peut les tenir le même jour, à condition de les distinguer clairement, de tenir deux comptes rendus séparés et de ne pas faire dépendre l'un de l'autre.
L'administratif qui mange le temps
Le document unique d'évaluation des risques professionnels est obligatoire dès le premier salarié, sans seuil d'effectif. Sa conservation est passée à 40 ans minimum depuis le 31 mars 2022, et cette obligation porte sur le document et sur toutes ses versions successives. Il doit être mis à disposition des travailleurs, des anciens travailleurs pour leur période d'activité, des membres du comité social et économique, du service de prévention et de santé au travail et de l'inspection du travail, et un avis affiché indique les modalités d'accès. Établir un document unique d'évaluation des risques exploitable prend une journée sur site, sa mise à jour beaucoup moins.
Point de vigilance
L'absence de document unique ou son défaut de mise à jour constitue une contravention de 5e classe : 1 500 euros pour une personne physique, 3 000 euros en récidive, 7 500 euros pour une personne morale et 15 000 euros en récidive. S'y ajoute une amende administrative de la DREETS pouvant atteindre 4 000 euros par travailleur concerné, portée à 8 000 euros en cas de nouveau manquement dans l'année.
Un point technique circule beaucoup et mérite d'être clarifié : l'article L4121-3-1 du code du travail prévoit un dépôt du document unique sur un portail numérique national, avec un calendrier fixé au 1er juillet 2023 puis au 1er juillet 2024. Ce portail n'a jamais ouvert. Le ministère du Travail a répondu au Sénat le 30 novembre 2023 que le bilan bénéfice-risque était négatif, sans annoncer de nouvelle date. L'obligation figure donc dans la loi mais n'est pas applicable : aucun dépôt n'est possible ni exigible à ce jour, le document se conserve en interne.
Document unique
Obligatoire dès un salarié, mise à jour annuelle imposée à partir de 11, programme annuel de prévention à partir de 50.
Affichage
Une partie reste physique, une partie passe par tout moyen depuis 2016. Le tri se fait une fois et se tient ensuite.
Qualification RGE
Une mention adossée à une qualification, valable 4 ans, avec suivi annuel et audits de chantier par l'organisme.
Appels d'offres
Un mémoire technique se construit une fois puis se décline. C'est le document que l'acheteur note vraiment.
Sur les marchés publics, deux relèvements changent la donne. Le seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence est passé à 100 000 euros hors taxes pour les travaux depuis le 1er janvier 2026 et à 60 000 euros hors taxes pour les fournitures et services depuis le 1er avril 2026, contre 40 000 euros auparavant, par le décret n° 2025-1386 du 29 décembre 2025. Le décret n° 2025-1383 abaisse le chiffre d'affaires minimal exigible d'un candidat de deux fois à 1,5 fois le montant estimé du marché. Préparer une réponse à un appel d'offres reste un exercice de forme autant que de fond : un électricien de Rumaucourt a remporté un marché sur ce travail-là.
Pour les entreprises du bâtiment, la qualification RGE conditionne l'accès du client aux aides. Le crédit d'impôt pour la transition énergétique est supprimé depuis le 1er janvier 2021 et remplacé par MaPrimeRénov', exigée pour le parcours par geste, pour la rénovation d'ampleur et pour l'éco-prêt à taux zéro. En revanche, la TVA à 5,5 % ne dépend pas du RGE : elle tient à l'ancienneté du logement, plus de deux ans, et à la nature des travaux. L'arrêté du 23 juin 2026 allège les contrôles à l'été 2026 pour les entreprises réalisant moins de 10 chantiers aidés par an, qui basculent en catégorie non critique avec un audit au maximum. Tenir dans la durée un dossier de qualification RGE demande surtout de la régularité.
Les échéances de 2026 et de 2027 à préparer maintenant
La facturation électronique est l'échéance la plus concrète, et la plus proche. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, y compris les micro-entrepreneurs en franchise, doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques. À la même date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent émettre et transmettre les données de transaction. Les PME, les TPE et les micro-entreprises suivent au 1er septembre 2027. Le calendrier a été confirmé par la DGFiP en février 2026, le pilote national a démarré le 27 février 2026 et le cadre a été bouclé par le décret n° 2026-677 et l'arrêté du 27 juillet 2026.
Concrètement, une TPE des Hauts-de-France a deux obligations distinctes et deux dates distinctes. Recevoir, au 1er septembre 2026 : cela suppose d'avoir choisi et déclaré une plateforme agréée, sans quoi elle ne pourra tout simplement pas récupérer les factures de ses fournisseurs. Émettre, au 1er septembre 2027 : rien n'interdit de le faire plus tôt, et prendre un an d'avance évite de découvrir les défauts de paramétrage en pleine saison.
Point de vigilance
Le portail public de facturation n'assure plus l'échange de factures : son développement a été arrêté, ce qu'a entériné l'article 123 de la loi de finances pour 2026. Il n'existe donc aucune solution publique gratuite d'échange. Une entreprise qui n'a pas choisi et déclaré une plateforme agréée ne pourra pas recevoir les factures de ses fournisseurs.
Quatre mentions nouvelles apparaissent sur les factures au 1er septembre 2026 : le SIREN du client, la catégorie de l'opération, la mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits le cas échéant, et l'adresse de livraison lorsqu'elle diffère de l'adresse de facturation. À partir de 2027, le PDF envoyé par courriel et la facture papier ne seront plus valables entre professionnels. Reprendre à cette occasion le plan analytique et les libellés de facturation évite de subir deux fois le même chantier : c'est ce que permet un travail de contrôle de gestion mené en amont.
Deux autres échéances méritent d'être notées. Depuis le 28 mai 2026, la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 durcit les sanctions liées au registre des bénéficiaires effectifs : 200 000 euros d'amende pour le dirigeant ou le déclarant et 1 000 000 euros pour la personne morale. Le greffier peut aussi radier d'office une société qui n'a pas déclaré ses bénéficiaires effectifs, après mise en demeure et un délai de trois mois. Enfin, pour les transmissions réalisées à compter du 21 février 2026, la loi de finances pour 2026 porte l'engagement individuel du pacte Dutreil de quatre à six ans.
La zone d'intervention, du Pas-de-Calais au Nord
Le cabinet n'a pas d'agence, pas de bureau secondaire et pas de réseau de partenaires locaux : il a un siège, au 35 rue Arthur Lamendin à Givenchy-en-Gohelle, entre Lens et Arras, et il se déplace. C'est une différence de méthode autant que de logistique. Un accompagnement de gestion qui se ferait à distance produirait des documents ; un accompagnement qui se fait dans l'entreprise produit des décisions, parce qu'on y voit l'atelier, le planning affiché au mur, la pile de bons de livraison et la façon dont l'équipe travaille réellement.
Depuis Givenchy-en-Gohelle, l'ancien bassin minier, l'Artois et la métropole lilloise sont à portée immédiate. Deffiperf Gestion intervient dans tout le Pas-de-Calais et dans le Nord, plus largement dans les Hauts-de-France et dans le nord de l'Île-de-France. La zone se lit comme un rayon de déplacement, pas comme une liste d'implantations : ce sont des communes où le consultant se rend, pas des adresses où il serait installé.
- Arras
- Lens
- Liévin
- Givenchy-en-Gohelle
- Béthune
- Bruay-la-Buissière
- Hénin-Beaumont
- Carvin
- Saint-Omer
- Boulogne-sur-Mer
- Calais
- Montreuil-sur-Mer
- Le Touquet
- Lille
- Douai
- Valenciennes
- Cambrai
- Dunkerque
- Maubeuge
- Roubaix
- Tourcoing
- Armentières
Le rendez-vous se tient chez vous
Dans l'entreprise, aux horaires qui vous arrangent, y compris tôt le matin ou après la fermeture.
Un seul interlocuteur
Christophe Crouzat intervient seul. Celui qui vient au premier rendez-vous est celui qui revient le mois suivant.
Un rythme, pas un rapport
Le suivi se mesure à ce qu'il change dans le quotidien, pas au nombre de pages remises.
Les missions réalisées depuis 2015 dessinent une géographie concrète, qui déborde un peu cette zone de proximité : Arras et Saint-Laurent-Blangy, Rumaucourt, Aix-Noulette, Vitry-en-Artois et l'Arrageois pour le cœur du Pas-de-Calais ; Boulogne-sur-Mer sur la côte ; Amiens, Abbeville, Quend et Allaines près de Péronne pour la Somme et ses marges ; un cabinet en Seine-et-Marne pour le nord de l'Île-de-France. Ces communes-là ne sont pas citées comme un argument de couverture territoriale : ce sont celles où des dirigeants ont accepté de témoigner publiquement.
Le tissu économique des Hauts-de-France, et ce qu'il dit
La région crée beaucoup d'entreprises et en perd beaucoup. Selon l'INSEE Flash Hauts-de-France n° 178, 71 783 entreprises ont été créées dans la région en 2025, soit une hausse de 2,7 % et une deuxième année consécutive de progression, mais en retrait par rapport à la moyenne nationale : l'INSEE Première n° 2092 du 28 janvier 2026 recense 1 165 800 créations en France sur la même année, en hausse de 5 %. La hausse régionale touche tous les départements, plus nettement dans le Pas-de-Calais et dans l'Aisne, tandis que le Nord représente à lui seul la moitié des créations régionales.
La composition compte autant que le total. Les micro-entrepreneurs représentent 48 522 créations, soit 67 % du total régional. Les sociétés en représentent 15 658 et les entreprises individuelles classiques 7 603. Par secteur, les services aux entreprises progressent de 6,7 % et l'ensemble commerce, transports, hébergement et restauration de 4,5 %, alors que la construction recule de 6 %. Dans le même temps, la région a enregistré 4 999 défaillances en 2025, en hausse de 3,6 %.
À retenir
Sur la cohorte 2018, dernière étudiée par l'INSEE, 69 % des entreprises créées hors micro-entrepreneurs étaient encore actives cinq ans après, contre 28 % seulement pour les micro-entrepreneurs, selon l'INSEE Première n° 2118 du 15 juillet 2026. Toute phrase du type six entreprises sur dix survivent à cinq ans est trompeuse si le périmètre n'est pas précisé.
Le détail de cette cohorte 2018 est instructif : 82 % des entreprises hors micro-entrepreneurs passent le cap des trois ans, 69 % celui des cinq ans, avec 71 % pour les sociétés et 63 % pour les entreprises individuelles. Par secteur, les activités financières et d'assurance affichent le taux le plus élevé à cinq ans, 77 %, et le commerce le plus faible, 64 %. Côté défaillances, la Banque de France comptabilise 70 803 défaillances cumulées sur douze mois à fin juin 2026 sur sa base FIBEN.
Ces chiffres ne condamnent personne, mais ils cadrent une réalité : une petite structure est fragile, et elle l'est surtout au moment où elle grandit, c'est-à-dire quand le dirigeant a le moins de temps à consacrer à la gestion. Agir avant que la situation ne se dégrade coûte moins cher que de redresser le cap avant le déclin, et cela laisse bien plus d'options ouvertes.
Les métiers accompagnés et ce qu'ils ont de particulier à piloter
Les secteurs accompagnés depuis 2015 vont du bâtiment à la restauration, du traiteur à l'auto-école, du salon de coiffure à la micro-crèche, de l'exploitation agricole au dépôt-vente et au cabinet de courtage : la composition normale du tissu de TPE d'un territoire comme l'Artois. Chaque métier a son piège de gestion, et il est presque toujours le même d'une entreprise à l'autre du même secteur.
Restauration et traiteur : la ressource de trésorerie qui se retourne
Le secteur encaisse comptant et paie ses fournisseurs à terme. Selon les données 2024 de la Banque de France sur la division 56, la moitié des 8 768 entreprises étudiées se situe en dessous d'un besoin en fonds de roulement d'exploitation de moins 28,4 jours de chiffre d'affaires. Cette avance permanente est une ressource, pas un résultat, et elle disparaît dès que l'activité baisse.
S'y ajoutent des obligations propres : permis d'exploitation de 20 heures valable 10 ans, formation à l'hygiène alimentaire, méthode HACCP, déclaration en mairie au moins 15 jours avant l'ouverture.
Bâtiment et électricité : dix jours d'écart à financer
Selon les données 2024 de la Banque de France sur la division 43, la moitié des 25 681 entreprises se situe en dessous de 61,4 jours de délai clients contre 51,4 jours côté fournisseurs. L'écart est financé par l'entreprise, chantier après chantier.
Trois protections sont trop peu utilisées : la retenue de garantie, plafonnée à 5 % des paiements et consignée entre les mains d'un tiers ; la garantie de paiement due par le maître d'ouvrage dès 12 000 euros hors taxes au titre de l'article 1799-1 du code civil ; l'assurance décennale, souscrite avant l'ouverture du chantier et dont l'attestation se joint aux devis et aux factures.
Auto-école : l'encaissement d'avance n'est pas un résultat
Le contrat type obligatoire pour le permis B impose des modalités de paiement au choix de l'élève, et celui-ci peut résilier à tout moment en ne payant que les prestations réalisées, avec remboursement au prorata. Les sommes encaissées d'avance sont donc un passif, un produit constaté d'avance : c'est l'erreur de pilotage classique du métier.
L'agrément préfectoral est valable 6 ans depuis le 16 février 2026. Le secteur comptait environ 12 000 entreprises en 2025, dont 52 % sans aucun salarié.
Dépôt-vente et commerce d'occasion : le registre et la TVA sur la marge
Le registre des objets mobiliers est obligatoire pour tout professionnel qui vend ou échange des objets d'occasion : déclaration préalable en préfecture, registre coté et paraphé avant utilisation, conservation 5 ans en papier. La sanction va jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.
La TVA sur la marge s'applique de plein droit quand le bien a été acheté à un non-redevable. Elle ne doit pas apparaître sur la facture, rien n'est déductible à l'achat, et une marge négative ne donne droit à aucune restitution.
Micro-crèche et exploitation agricole : des encaissements décalés
Pour une crèche, la prestation de service unique de la Cnaf est versée en acomptes calculés sur un budget prévisionnel, puis régularisée l'année suivante : un écart de fréquentation se traduit par un rappel ou une reprise décalés de douze mois.
Pour une exploitation agricole, les aides de la politique agricole commune concentrent les encaissements sur la fin de l'année civile, avances à partir du 16 octobre. Le pilotage doit couvrir le creux du premier semestre, et la déduction pour épargne de précaution est l'outil de lissage central, avec un plafond pluriannuel de 150 000 euros.
Un dernier cas revient régulièrement, celui du dirigeant qui prépare sa sortie. Selon les chiffres clés 2025 de l'UNEC, 1 142 salons de coiffure ont été cédés en 2024 à un prix moyen de 62 153 euros, en baisse de 11 %. Une cession ou transmission d'entreprise se prépare plusieurs exercices à l'avance : ce qui se vend n'est pas un chiffre d'affaires, c'est une entreprise qui tourne sans son dirigeant.
Comment se déroule une mission, du premier contact au transfert
La méthode est volontairement simple, parce qu'un dirigeant de TPE n'a ni le temps ni l'envie d'apprendre le vocabulaire d'un cabinet. Elle tient en six temps, dont les deux premiers sont sans engagement.
Le contact
Par téléphone ou par courriel, pour situer l'activité, la taille et le motif de la demande.
La visite sur place
Dans l'entreprise, sans engagement. On regarde l'activité, l'organisation, les documents de gestion existants et les points de friction.
La proposition
Écrite, ajustée au besoin réel : périmètre, ordre des travaux, rythme des rendez-vous, durée. Ce qui n'est pas dans le périmètre y est dit aussi.
La mise en place
Construction de l'outil ou du document : plan de trésorerie, tableau de bord, coût de revient, document unique, mémoire technique, dossier de cession.
Le suivi en face à face
Des rendez-vous réguliers dans l'entreprise. Chaque séance commence par le contrôle des décisions prises à la précédente.
Le transfert
Les outils restent chez le dirigeant, avec leur mode d'emploi. La fin de mission est un objectif, pas un accident.
Combien de temps dure un accompagnement ?
Cela dépend du sujet. Un document unique, une réponse à un appel d'offres ou un premier tableau de bord sont bornés dans le temps. Un suivi de trésorerie ou un pilotage mensuel s'inscrivent dans la durée.
La durée figure dans la proposition et se révise si le besoin change. Aucun engagement de résultat n'est pris.
Faut-il changer d'expert-comptable ?
Non. Deffiperf Gestion ne tient pas la comptabilité légale et n'établit pas les comptes annuels : ces missions relèvent de l'expert-comptable et continuent comme avant.
En pratique, le cabinet comptable reçoit des pièces mieux tenues et des questions plus précises, ce qui simplifie la relation plutôt que de la compliquer.
Où se tiennent les rendez-vous ?
Dans votre entreprise, dans le Pas-de-Calais, dans le Nord, plus largement dans les Hauts-de-France et dans le nord de l'Île-de-France. Le déplacement fait partie de la méthode : on ne pilote pas une activité qu'on n'a jamais vue fonctionner.
Les horaires s'adaptent à l'activité. Pour un restaurant ou un salon de coiffure, cela signifie souvent tôt le matin ou après la fermeture.
Que reste-t-il à la fin d'une mission ?
Les outils construits pendant la mission et leur mode d'emploi : le fichier de trésorerie, le tableau de bord, la trame de coût de revient, la procédure écrite, le document unique et son plan d'actions.
Ils restent chez le dirigeant, dans un format qu'il peut tenir seul. Une mission réussie se reconnaît à ce que l'entreprise continue à s'en servir six mois plus tard, sans le consultant.